Une balade au Japon été 2018 – épisode 1 : Au cœur de Tokyo

Une balade au Japon été 2018 – épisode 1 : Au cœur de Tokyo

Entre shinkansen et cendres du Mt Fuji, voici l’histoire de deux copains partis une quinzaine de jours au Japon en plein mois d’août. D’un côté Julien, passionné par le Japon. A son actif, pas moins de 18 voyages au pays du soleil levant. Et de l’autre Romain, breton de souche désireux de connaître la culture japonaise, mais surtout passer des vacances dépaysantes à l’autre bout du monde.

Une seule condition requise par Julien pour que Romain l’accompagne : grimper au sommet du Mt Fuji !

Alors prêts ? Suivez-nous dans cette balade haute en couleur composé de 5 épisodes. 

Départ pour le JAPON, jeudi 2 août

Tout commence le jeudi 2 août, jour de la Saint Julien. Ce fut un peu notre fête pour aller jusqu’à l’aéroport. Entre Tram, bus, métro et, car Air France, heureusement que nous avions pris de l’avance. À peine entrés dans le hall des départs, nous comprenons que cela risque d’être compliqué.

Partir en plein mois d’août, cela se mérite. Entre énervements des passagers, plus de papier dans les machines pour imprimer son billet et une petite, voire grosse désorganisation, il faut vraiment être content de partir en vacances pour ne pas faire demi-tour et crier ils sont fous ces Gaulois ! Mais l’impossible n’est pas français et finalement tout le monde arrive à embarquer.

C’est parti pour 11h de vol : des films et un p’tit dodo et nous voilà déjà à l’aéroport d’Haneda.

Haneda et Narita : 2 aéroports à Tokyo

Depuis quelques années, certains vols arrivent à Haneda, l’aéroport le plus proche du centre-ville de Tokyo. Le billet de train pour se rendre à Tokyo station coûte moins de 500 yens. Même si maintenant Narita offre de nombreuses solutions pour aller sur Tokyo, les billets coûtent au minimum 2 000 yens avec un temps de transport d’au moins ¾ d’heure. Si votre hôtel est proche de Ueno, Narita peut être une bonne option sinon préférez Haneda. Ce dernier est dans Tokyo ! L’accueil est d’une très grande qualité et vous pourrez trouver de nombreux magasins ou restaurants dans un cadre d’un ancien village de l’époque Edo. Narita offre une capacité d’accueil plus grande et par conséquence concentre beaucoup plus de vols internationaux. C’est sans doute l’aéroport où vous pourrez arriver au Japon avec le meilleur tarif. Pour aller jusqu’à Tokyo, soit le train (que vous pouvez prendre avec un JR Pass), soit les bus limousine. Un bon moyen de découvrir peu à peu Tokyo par la route. Un dernier chiffre, il y a en moyenne 691 vols par jour à Narita contre 490 à Haneda. 

 

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Un club pour débuter, vendredi 3 août

Arrivés vers les 18h à Tokyo. Nous débarquons depuis Haneda et nous mettons une petite heure pour rejoindre notre hôtel situé dans le quartier de Hamamatsucho. Ce quartier d’affaires offre des hôtels avec un bon ratio qualité/prix avec un positionnement géographique central pour découvrir Tokyo.

Une fois les valises posées, nous allons mettre en pratique ce célèbre proverbe de voyageur qui dit que tout repos est interdit le premier soir. Nous l’appliquons à la lettre et direction le quartier de Shibuya. Considéré comme celui de la branchitude japonaise, c’est aussi une bonne manière d’entamer le voyage et de plonger directement dans l’urbanité tokyoïte. Avant d’emprunter le plus grand passage piéton du monde, nous le découvrons depuis l’immeuble Hikari. Un coup d’ascenseur pour le 8e étage et à nous la vue plongeante sur le croisement.

Toutes ses émotions donnent faim et notre premier restaurant sera celui d’une chaîne connue pour son poulet frit, Hinamaru. Après quelques bières et un succulent repas, nous nous dirigeons vers le club Nagomix pour voir Jérémy (alias Jeremy meets Japan) faire un mix. Quelle drôle de sensation de se retrouver à plus de 9700 kilomètres de son pays et d’écouter de l’electro mixé par un pote. Il est 23h passées et la fatigue se fait sentir. Les lumières de Shibuya nous accompagnent jusqu’à la gare pour cette première soirée en terre nippone.

 

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France vs Japon

Première indication, la distance entre Paris et Tokyo est de 9 706 km ! La superficie du Japon est d’environ 2/3 de celle de la France pour presque 2 fois plus d’habitants, mais cependant, 65% du territoire japonais est recouvert de forêt. Les villes sont denses et Tokyo reste la plus grande agglomération du monde. Mais plus intéressant, la pointe nord de l’île d’Hokkaido correspond à la même latitude que Lyon et la pointe la plus au sud à celle de Marrakech. Plus étonnante, cette comparaison montre que vivre au Japon est 14% moins chère qu’en France.

Premier jour complet à Tokyo, Samedi 4 août

Pour notre première journée à Tokyo, commençons la visite par le temple Zojo-ji situé à 5 minutes de marche de l’hôtel. Après un petit café au starbuck, nous découvrons l’immense porte d’entrée du temple. Le contraste est saissisant avec en arrière-plan la tour de Tokyo. Une des particularités de ce temple est son large espace dédié à de multiples statues de Jizô Bosatsu. Ce sont des statuettes représentant le Boddhisatva Ksitigarbha. Un Boddhisatva a comme pour un Bouddha réalisé l’éveil et pourrait atteindre le nirvana (paix intérieure), mais retarde son entrée dans ce dernier par compassion pour les humains sur lesquels il va veiller.

Les statuettes Jizo du temple Jozo-ji sont dédiées à la protection des enfants décédés avant la naissance ou en bas âge. Les statuettes sont ainsi habillées d’un petit bonnet, souvent rouge et/ou d’un bavoir. Ces statuettes ont pour mission de protéger ces enfants, car ils n’ont pu réaliser suffisamment d’actions dans leur vie et leur permettre de traverser le fleuve Sanzu afin d’atteindre le paradis.

Après le temple bouddhique, dirigeons-nous vers d’autres types de temples, ceux des buildings aux marques prestigieuses du quartier de Ginza. Cette première marche sous la chaleur japonaise nous donne un avant-goût de ce qui va nous attendre durant 15 jours. Nos tee-shirts commencent à être bien trempés. Nous nous arrêtons dans un combini pour acheter une petite serviette permettant de se nettoyer, très prisées au Japon, on les appelle Tenugui.

 

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Un konbini sinon rien

Le combini, ou konbini est un magasin ouvert 24h/24, 7j/7 proposant toute sorte d’articles, allant de l’alimentation jusquà des produits hygiénique ou ludiques. C’est aussi un endroit où vous pourrez réaliser de nombreux services comme payer ses taxes. Partez à la découverte de ces magasins très populaires au Japon

 

Le quartier de Ginza se transforme en une immense promenade le week-end avec la fermeture de la rue principale. Même si nous le découvrons en pleine journée, c’est toujours impressionnant de voir ce condensé de marques de magasins et les buildings aux formes disparates.

Après une petite halte dans un kirin city, nous trouvons un restaurant où nous prenons un bento. Situé au 5e étage, c’est toujours étonnant de prendre l’ascenseur pour aller déjeuner.

 

HUB, Kirin City et Yebisu bar

Les grandes villes japonaises possèdent quelques enseignes reconnaissables facilement par leur nom ou logo. La première chaîne est HUB, the British pub. Créé en 1980 et avec maintenant plus de 100 établissements, vous pourrez retrouver une ambiance très anglaise avec très souvent la possibilité de parler anglais. Un endroit appréciable où la commande se fait directement au bar. Les deux autres lieux sont au nom de grandes marques de bière japonaise. Kirin city propose de goûter au large éventail de bières de ce fabricant, mais aussi de goûter à d’excellents vins japonais. Yebisu est lui aussi fier de ses bières. Deux endroits où goûter aux larges choix des bières japonaises est très agréable même si cela a un coût un peu plus élevé.

 

Partons ensuite pour le quartier d’Asakusa où nous devons retrouver Stéphane, un français rencontré lors de l’embarquement du vol à Paris. Asakusa est le vieux quartier de Tokyo où se trouve le temple Senso-ji, avec sa grande porte Kaminarimon, la porte du tonnerre. Nous retrouvons Stéphane en plein milieu de l’allée commerçante, la Nakamise dori. Le temple Senso-ji à Asakusa est l’un des plus grands et plus vieux temples de Tokyo. Nous tentons nos chances avec des divinations, les Omikuji. Pour Stéphane et Romain, ce n’est pas une grande fortune, ils attachent donc leurs prédictions, mais pour Julien ça va.

Que se passe-t-il au Japon les soirs d’été ? De magnifiques lumières viennent éclairer le ciel japonais. Cela tombe bien, car ce soir a lieu un des plus grands feux d’artifice à Tokyo. Ils sont appelés Hanabi et attirent une foule dense. De nombreux jeunes s’y déplacent habillés en yukata. C’est très sympa de voir ces traditions respectées. Le rassemblement pour aller aux feux d’artifice possède même un nom, comme souvent au Japon, hanabi taikai. Le quartier d’Edogawa est pris d’assaut. Entre la foule et les petits stands de nourriture ambulante, les Yatai nous pouvons admirer quelques belles lumières. Nous préférons rentrer avant le rush.

Il est temps de dîner. Retour à Shinjuku. Notre choix se porte sur un restaurant de spécialité d’Okonomiyaki. Plat japonais ressemblant à une omelette bien garni retournée dans les 2 sens. Après avoir pris l’ascendeur pour accéder au 8e étage (8F), nous nous retrouvons dans une salle où de nombreux jeunes dines. Les diners sont joyeux, joyeusement arrosés et une jeune japonaise provoque une illusion de brouillard en faisant tomber une quantité d’eau non négligeable sur la table de cuisson. Après avoir retrouvé le chemin de nos assiettes, nous pouvons déguster nos okonomiyaki que nous avons réalisé nous-même. Après ce bon repas, il ne nous reste plus qu’à retourner à notre hôtel sans être passé siroter une dernière petite bière au Kirin city.

 

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Un Onsen sinon rien, dimanche 5 août

Un hanabi, ça crée des liens et nous décidons de passer une bonne partie de la journée avec notre nouveau copain de voyage, nous retrouvons Stéphane vers les 10 heures à la station Shimbashi. Un peu en avance, nous constatons un flot permanent de jeunes gens prendre la direction de l’île d’Odaiba, notre destination. En effet, la célèbre ligne Yurikamome et son service automatique sont pris d’assaut à chaque rotation. Notre but est d’aller voir une expo temporaire de TeamLab, créateur de jeux de lumière qui semblent extraordinaires. Il y en a même une à Paris, mais on s’est dit que ce serait sympa d’aller voir celle de Tokyo. Mais notre naïveté nous joue des tours. Nous ne sommes pas seuls à vouloir y aller, qui plus est un dimanche matin. Tant pis ce n’est que partie remise, mais ce sera pour un autre jour.

La chaleur s’imprègne à nos vêtements alors autant aller dans un Onsen, direction Ōedo-onsen-monogatari ! Cet Onsen, bains publics avec eau thermale de la baie de Tokyo, est très connu et assez touristique. Accompagné d’un splendide Yucata, cet établissement n’est pas seulement qu’un Onsen mais propose aux visiteurs de multiples activités dont la principale est celle de manger ! Le tout bien sûr dans un cadre très sympathique avec la reproduction d’un village à l’époque Edo. Nous sommes pris par le jeu et nous décidons de déjeuner au Onsen. C’est d’autant plus facilité avec à nos bras un bracelet porte-monnaie badgé à chaque achat. C’est vraiment sympa d’être en yucata et de pouvoir profiter de ce moment de détente, même si le prix est un peu élevé au final.

 

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Nous quittons notre ami Stéphane, car nous sommes attendus dans un quartier très peu touristique par notre ami Mutsumi. Direction le quartier de Kamata. On en profite pour partir à sa découverte et empruntons une Shotengai, ces allées commerciales couvertes nombreuses au Japon.

Le lieu du rendez-vous se situe devant la gare. Nous avons eu tout le loisir d’entendre crier un nationaliste. Mutsumi arrive et nous commençons la soirée avec une bière au Hub. Avant le restaurant, Julien demande à Mutsumi un temple pour honorer la mémoire de son frère. Elle nous en trouve un, mais il est fermé. Cependant, la persévérance de Mutsumi paye et elle réussit à joindre le prêtre. Celui-ci nous ouvre les portes du temple avec grand plaisir. S’ensuit une discussion sur le bouddhisme où Romain nous éclaire de son savoir avec les deux états du bouddhisme : Petit et Grand Véhicules (hinayana et mahayana

Il est déjà l’heure d’aller dîner avec Mutsumi dans un restaurant de type izakaya où nous pouvons goûter à beaucoup de nouvelles saveurs, boire des bières et du saké. Mutsumi se dérobe un instant, prétextant d’aller aux toilettes. Finalement elle paye le repas alors que nous avions prévu de le faire. Mais cela n’est que partie remise. Nous lui offrons le Karaoké où Romain essaie de ne pas payer en déclamant un No Payo au caissier. Celui-ci le regarde bizarrement et encaisse les 12 000 yens directement de notre formule tout à volonté.

La voix un peu enrouée, nous regagnons notre hôtel pour une nuit de sommeil vraiment bienvenue.

 

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Izakaya time

L’équivalence au Japon de nos brasseries ou des bars pourrait être ces restaurants plus ou moins grands appelés Izakaya. Historiquement, il s’agissait d’endroits pour boire du saké, d’où leur nom, Zakaya signifiant boutique de saké. Facilement reconnaissables avec leurs lanternes devant l’entrée, souvent rouge, Aka Chochin, cette dernière signale souvent le type de spécialité de l’établissement. Jadis, grand lieu de rassemblement des salarymen après leur journée de travail, les izakaya s’ouvrent à tout type de population, mais attention mieux vaut parler un peu japonais, car la carte n’est pas souvent en anglais, sinon vous prenez au hasard. De multiples boissons vous sont proposées, allant de la bière au saké ou à l’umeshu. Si vous commandez une pinte, sachez que le volume est différent de la France et que cela varie entre 360 et 400 ml. Le choix des plats est souvent très large. Les plats commandés sont à partager. Une récente étude montre qu’un client dépense en moyenne 3 000 yens, un quart 2 500 yens. C’est à peu près ce que nous avons dépensé dans les différents Izakaya. Les Izakaya sont des endroits incontournables et chaleureux pour qui veut s’immerger dans le Japon du quotidien.

Entre jardin et branchitude, lundi 6 août

Tokyo ne se résume pas qu’à des immenses buildings et après un réveil un peu tardif, nous allons goûter aux plaisirs du silence en allant visiter le jardin japonais Kiyosumi. Très joli jardin avec un grand étang où tortues et poissons, les célèbres carpes Koïs se partagent l’espace. Situé dans un quartier calme de Tokyo, ce jardin possède une très belle maison de thé surplombant un splendide étang avec plusieurs petits îlots. Le raffinement de la coupe des arbres est impressionnant. La ville autour du jardin nous fait des clins d’oeil, mais le calme du jardin est comme un rempart. L’étang possède 3 petites îles où l’on peut voir le reflet des arbres et des oiseaux, cette large masse d’eau est appelée Sensui. Autre point de vue intéressant est le petit chemin de pierre sur l’étang, Iso Watari. Sans doute une des plus belles images du jardin. Il y a même une petite colline artificielle recouverte d’azalée au printemps. Et bien sûr, nous sommes au Japon et cela est sans rappeler le Fuji-San.

 

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Les jardins de Tokyo

Il serait dommage pour tout visiteur de ne pas aller visiter un des nombreux jardins de Tokyo. Ils sont nombreux et faciles d’accès. Les plus connus sont Hama-Rikyu, koishikawa korakuen, Rikugien, kyu furukawa, le Shinjuku Gyoen, le parc du palais impérial et bien sur le Kiyosumi. Ils y en plein d’autres, parfois cachés comme celui de l’hôtel de luxe Chinsan, le Chinsan-so et pourtant il est magnifique…et gratuit. Il y a aussi les jardins des musées et un des plus connus est celui du musée de Nezu.

Les jardins japonais possèdent des caractéristiques similaires. L’étang est un des éléments clés, souvent avec la présence de carpe Koi et de tortues, symboles de longévité. Quand l’étang, le permet une ou plusieurs îles sont présentes renforçant l’aspect divin. Les collines artificielles sont très populaires aussi et elles représentent très souvent Fuji San. Viennent ensuite, les lanternes, les ponts souvent en bois, mais parfois en pierre. Les rochers, le sable, les pelouses et les nombreuses variétés de plantes et d’arbres viennent compléter le jardin japonais avec pour mot d’ordre le respect de la nature. Les arbres suivant aussi les saisons et entre les cerisiers pour le printemps et les érables ou ginko pour l’automne, cela laisse de la place pour les bambous et les merveilleux pins. Le travail au quotidien des jardiniers fascine le voyageur avec des gestes d’une précision redoutable. Artistes ou jardiniers, on ne sait plus dans quel camp les ranger quand on les voit couper au millimètre près les arbustes.

 

Le quartier du jardin semble être connu pour ses petits cafés. Nous déambulons dans ses rues, mais sommes plus attirés par les petits sanctuaires ou temples. Il est souvent très intéressant de se perdre au Japon. Bon, n’oubliez pas une carte pour revenir sur vos pas, mais la découverte est souvent au coin de la rue. Le quartier de Koto reste fidèle à la tradition et cela fait du bien de se retrouver dans un monde où la banalité d’une vie au Japon peut être aperçue.

L’après-midi sera consacré à la visite du parc de Ueno. Commençons par la célèbre statue du dernier samouraï, SAIGO Takamori avec son fidèle chien. Sa dernière bataille en 1877 lui vaut l’honneur d’être reconnu comme un des derniers samouraïs au Japon. Un peu plus loin, le temple avec l’arbre de lune, le Kiyomizu Kannon Do. Il va nous permettre de découvrir les bonnes manières pour la purification avant d’entrer dans le temple. Nous descendons ensuite vers le temple Shinobazunoike Benten-do. Ces temples bouddhistes sont dédiés à la divinité Benten, reconnus pour être la déesse de la richesse, du bonheur, de la sagesse et de la musique. Autant vous dire que ces temples sont très populaires au Japon.

Continuons la promenade dans le grand parc de Ueno et un peu à l’écart se trouve une très belle allée de lanternes en pierre menant au sanctuaire Toshogu. Appelé aussi Konjiki-den, car recouvert de feuille d’or, cet édifice est vraiment très beau. Dédié au shogun Ieyasu TOKUGAWA, premier de la longue lignée qui régna sur le Japon durant toute l’ère Edo, le sanctuaire est de style chinois. Profitons de la verdure du parc pour prendre une des nombreuses spécialités froides de Starbuck lors de l’été. Un dernier regard vers les nénuphars du parc de Ueno et nous voilà déjà en direction d’Harajuku, un quartier où le mot tendance est de mise.

Avant d’accéder aux petites ruelles fourmillant de magasins de mode tendances, nous divaguons sur la Omotesando dori, les champs-Élysée japonais. En cette fin de journée, l’avenue est noire de monde et nous sommes devenus des vrais ninjas de l’esquive de passant. Mais tournons vite sur notre droite pour emprunter ces petites rues opérant ainsi le charme d’Harajuku. Par tradition, Julien va s’acheter une paire de chaussures chez Onitsuka Tiger. Cette fois il repart avec une paire de chaussures rouge, quelle idée !

 

Onitsuka Tiger

C’est l’une des plus anciennes marques de chaussures japonaises. Fondé en 1949, c’est une des marques les plus populaires au Japon. En 1972, la marque passa sous le nom d’ASICS, mais de nos jours elle possède toujours des magasins Onitsuka Tiger.

 

Tout en continuant notre balade dans les rues d’Harajuku, Romain trouve une paire de chaussures en solde, mais un peu trop grande pour lui. Commercial de métier, Il commence à marchander avec le vendeur. Même si cela ne se fait pas trop au Japon, mythe ou réalité, Romain aimerait une ristourne de 500 yens. Romain a un esprit de conviction assez fort, le vendeur sort son portefeuille personnel et lui donne les 500 yens. Julien indique à Romain qu’il s’agit d’un cadeau du vendeur et qu’il s’agit de son argent personnel. Romain ayant un peu d’empathie décline et paie le prix fort. 🙂

Nous dînons dans un restaurant hamburger pour plus de facilité. Le pichet de vin rouge nous fait un clin d’œil. Mal nous en a pris, car il s’agit d’une bonne piquette. Petite marche dégustative vers Shibuya pour prendre le train, mais l’ambiance aidant, nous réalisons un petit stop à un hub pour profiter d’une bière bien fraîche. Julien étant membre du club HUB, cela est toujours une bonne occasion.

 

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A très vite pour la suite de notre balade