Un château sous la pluie

Un château sous la pluie

Avoir déjà nos billets nous offre quelques minutes de sommeil en plus, et nous n’allons pas nous en priver.

6h40 réveil !

Le temps de se préparer, d’avaler un petit déjeuner en vitesse et nous filons à la gare prendre le shinkansen pour Kyoto. Changement pour un « thunderbird » le n°7 pour être précis. Nous avons un moment de doute. Le N°1 est la fusée blanche, le 2 le transporteur vert, le sous-marin jaune (pas celui-là, l’autre) est de mémoire le n°4… Bon et bien le 7 sera donc un train !

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Descente à Fukui puis train local jusqu’à notre destination.

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Maruoka JR Station, la pluie, la pluie, la pluie !

Bien sûr nous n’avons pas de parapluie, la météo annonçait bien des averses, mais pas le déluge qui nous fait face. Et puis le château n’est pas vraiment à côté de la gare.

Coup de bol un taxi arrive juste et dépose son client. Il ne repartira pas à vide !

Il faut une petite dizaine de minutes pour rallier le site, toujours sous une pluie battante. Pas vraiment le choix nous allons devoir passer par la case achat d’un pépin. Le choix est plutôt limité. C’est ou la version samouraï avec poignée imitant celle d’un katana et qui peux se porter dans le dos, ou le modèle classe en rose, vert pastel ou bleu marine ! A votre avis ?

Nous voilà donc chacun en possession d’un superbe parapluie bleu marine à bordure noire et crosse en véritable imitation bois. Le tout pour la modique somme de 1050 Yens.

Il est grand temps de passer aux choses sérieuses et d’accéder au donjon qui est le plus vieux du Japon (dans tous les sens sonore de la phrase).

En nous voyant débarquer, la caissière, qui a été prévenu de notre venue grâce à Mayuko-san, notre future interprète de terrain, nous laisse entrer et nous donne un petit prospectus en anglais.

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Le donjon ne comporte que 3 niveaux,  mais nous qui pensions avoir vu à Matsumoto les escaliers les plus pentus, nous sommes servis. Ici en complément des rampes, c’est carrément des cordes à nœuds qui nous aident à grimper. Pour compléter le tableau, nous sommes en claquettes plastic d’un vert très seyant, et bien évidemment nous avons nos sacs (caméra et trépied) sur le dos !

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Nous filons directement au dernier niveau, et commençons. Nous savons que nous allons devoir ranger notre matériel entre chaque étage, si nous ne voulons pas prendre de risques.

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Nous sommes arrivés vers 11h00 du matin, et nous n’avons que quelques heures devant nous. Il nous faut impérativement, à cause du JR Pass,  prendre le train de 19h49 à Kyoto.

Enfin nous n’en sommes pas encore au retour !

Nous nous répartissons les tâches et redescendons tranquillement au gré de prises de vues. Nous ne sommes pas vraiment gênés par les visiteurs forts peu nombreux, par contre se balader en chaussettes avec le vent glacial qui circule dans le bâtiment à tôt fait de nous frigorifier.

12h00, 13h00, 14h00 sonnent et nous sommes sur le point de passer en extérieur.

Pour mémoire il pleuvait. Et pas qu’un peu ! Mais aurions nous la chance de notre côté ? Une éclaircie semble se dessiner, et qui finit même par se confirmer. Nous voilà donc à profiter de quelques rares rayons de soleil. Mais au loin le ciel reste chargé et on entend par instant gronder le tonnerre. Pourvu que ça tienne !

Vous voulez savoir, et bien ça n’a pas tenu ! Un gros quart d’heure et hop la boum tralala, c’est reparti pour la saucée. A ce rythme là, nos nouvelles acquisitions vont rapidement s’amortir.

Pause sous les parapluies le temps que l’averse passe. Au loin un coin de ciel bleu se rapproche. Les goutes se calment, on en profite pour repartir à l’assaut des images. Ce sera bref !

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Cette fois c’est une énorme masse brumeuse qui vient enlacer le donjon et le ciel ouvre une nouvelle fois les vannes. Cette fois c’est décidé on plie bagages. Direction la petite salle juste à côté de la guérite d’entrée. Nous n’appuyons pas sur le gros bouton qui devrait normalement déclencher une vidéo, mais nous profitons d’être au sec pour ranger.

Nous regagnons ensuite la boutique de souvenirs, restaurant, salon de thé et café, distributeur exclusif de parapluies qui s’ouvrent sur le parking du site.

Intermède shooping et miam-miam. Puis nous appelons un taxi pour nous reconduire à la gare.

La météo nous ayant joué des tours, nous allons essayer de mettre à profit un peu du temps d’avance pour faire une halte au Bic Camera de Kyoto, histoire de mettre la main sur un nouveau chargeur de batteries. Celles des enregistreurs Atomos que nous utilisons ont une durée de vie qui permet certes de tenir la journée, mais pour ce qui est de la recharge c’est serrée. Il faut faire un changement en milieu de nuit !!

Grâce à notre borne wifi, et au site hyperdia nous arrivons à trouver une option. Ca se joue à quelques minutes, mais ça passe. En arrivant à Kyoto nous avons une heure devant nous.

C’est un peu compliqué, mais nous finissons par trouver le chargeur, et Julien a même le temps d’acheter un bento avant que nous montions dans le shinkansen.

Retour sur Himeji, son château, son comfort inn et sa chambre 608.



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